Faites confiance aux micro-influenceurs !
  • Fév 2018
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À l’heure où les marques frissonnent devant chaque évolution de l’algorithme de Facebook visant bien souvent à réduire la visibilité de leurs posts ; à l’heure où l’on annonce la mort du like, acte galvaudé qui n’a plus de sens pour ses utilisateurs ; à l’heure où nous sommes de plus en plus résistants face aux campagnes de publicité qui nous sont destinées…
Trouver des moyens de toucher et réengager le consommateur s’avère être une question de survie pour un bon nombre d’entreprises.

C’est à ce moment-là qu’intervient un levier redoutable : le marketing d’influence. Aujourd’hui, toutes les études menées sur le sujet prouvent qu’un consommateur fera toujours plus confiance à ses pairs et aux recommandations en ligne, qu’aux politiques, médias de masse et marques…

Bien souvent, quand on cherche à démontrer l’efficacité d’une stratégie d’influence, on mentionne des partenariats d’envergure comme ceux d’Enjoy Phoenix, cocréatrice d’une collection capsule pour La Redoute, de Sananas, devenue égérie Yves Saint Laurent ou encore de Squeezie, testeur du HTC Vive.

Conclusion : vous pensez que ce type d’opération n’est pas fait pour la PME ou la startup que vous êtes.

Vous avez raison, mais ne partez pas ! Si de telles collaborations représentent des budgets colossaux dignes d’un spot publicitaire diffusé juste avant le JT de Pierre Pernaut, il existe un moyen bien moins onéreux de bénéficier de l’aura d’un influenceur : le sacro-saint micro-influenceur !

Pourquoi faire appel à un micro-influenceur ?

Ils/elles s’appellent Natoo, Norman, Caroline, Cyprien et ils ont des millions d’abonnés qui se précipitent sur la moindre de leurs publications.
À l’apparition du marketing d’influence, les marques se bousculaient pour approcher ces stars du web et mettre leur produit entre leurs mains. Ces alliances mirobolantes n’ont duré qu’un temps. Les influenceurs se sont rapidement professionnalisés. Leurs cachets ont grimpé, leur intérêt pour les produits a disparu. Devenus pour certains, de véritable sandwich-board accumulant les placements de produit parfois douteux, ils ont peu à peu perdu la confiance de leur communauté.

Les campagnes menées permettaient d’obtenir un reach important, mais aux dépens de l’engagement, qui n’est autre que le Graal des marques et professionnels des réseaux sociaux ainsi que le meilleur KPI pour estimer la pertinence et la justesse d’un contenu auprès de sa cible.

 « Vous capterez peut-être l’attention de certains, mais pas de ceux qui s’intéressent à votre produit »

Kyla Brennan, fondateur et CEO de HelloSociety

Les entreprises se sont alors tournées vers des influenceurs plus petits et moins chers, mais pas seulement… Le gentil petit influenceur s’est avéré être bien meilleur pour engager son audience.

Une étude de Makerly réalisée sur 800 000 utilisateurs du réseau social Instagram et 5 millions de posts, démontre que passé un certain nombre d’abonnés, le taux de like diminue.
Ceux qui ont moins de 1 000 abonnés obtiennent un taux de like d’environ 8 %. Tandis que les influenceurs avec plus de 10 millions d’abonnés n’ont obtenu qu’un taux de 1,6 %.

Taux de commentaire micro influenceur Taux de like des micro influenceurs

Il existe donc bel et bien une corrélation descendante entre la taille de la communauté des influenceurs et le nombre de like sur les posts.  Et ce constat est aussi valable pour les commentaires.

Une autre étude d’Hello Society tire les mêmes conclusions : les micro-influenceurs obtiennent un taux d’engagement 60 % plus élevé et leurs campagnes sont 6,7 fois plus efficaces que celles des macro-influenceurs.

Vous êtes déjà séduits ? Attentez de voir la suite. Les petits influenceurs sont aussi plus faciles à approcher et ouverts aux négociations.
Leur communauté étant réduite, ils sont généralement réactifs, attentifs et spontanés et ils n’hésiteront pas à dire non aux marques qui les sollicitent. C’est cette authenticité qui fera toute la différence et renforcera leur pouvoir de prescription.
Dernier avantage, et pas des moindres, les micro-influenceurs ont généralement un sujet de prédilection, un domaine qui les passionne et donc une communauté parfaitement ciblée.

Qu’est-ce qu’un micro-influenceur ?

Il n’existe pas de définition claire du « micro-influenceur. » Chaque spécialiste Social Media y va de sa propre analyse. Cependant, de nombreuses sources le définissent comme une personne suivie par 1 000 à 10 000 abonnés.

En pratique, il se détermine surtout au regard de son domaine. Concrètement, un influenceur « cuisine » comptabilisant 10 000 abonnés sera considéré comme un micro-influenceur, tandis qu’un influenceur ayant le même nombre d’abonnés dans le domaine de la pêche à la mouche, pourra être considéré comme un top influenceur.

Comment travailler avec un micro-influenceur ?

Comment identifier un micro-influenceur ?

Il existe différentes stratégies :

  • À la main. C’est une solution gratuite, mais très très très chronophage.
  • Via une plateforme de Social Intelligence comme Linkfluence, Traackr, etc. Elles vous permettront d’identifier et de mesurer la crédibilité des influenceurs. C’est assez onéreux, mais fiable et cela vous fera gagner un temps précieux.
  • Grâce à des agences telles que Reech. C’est l’idéal si vous souhaitez être accompagné de A à Z.

Une fois repérés, nous vous invitons à vous interroger sur les points suivants :

  • L’influenceur est-il actif ? Assurez-vous qu’il publie régulièrement et qu’il répond, tant que possible, aux questions de sa communauté.
  • Est-il controversé ? Religion, politique, sexe, etc. Vérifiez que ces sujets glissants ne se retrouvent pas dans sa ligne éditoriale.
  • Sa communauté est-elle engagée ? Et surtout, correspond-t-elle à votre cible ?
  • A-t-il déjà travaillé avec l’un de vos concurrents ? Ça serait dommage…

Vérifiez ensuite qu’il n’a pas fait appel à un service de « fan-buying » pour grossir plus vite. Parce qu’on est sympa, on vous donne deux tips pour repérer les tricheurs :

  • Analysez le compte, il y a des signes qui ne trompent pas : l’influenceur like un service de fan-buying ou il reçoit régulièrement des commentaires « hors sujet ».
  • Réclamez les statistiques et jetez un œil à la localisation géographique de la communauté. Si 98 % des abonnés sont localisés à Madagascar, il y a de grandes chances pour qu’ils soient achetés. De même, si la taille de la communauté a subi une hausse soudaine, cela peut cacher une tricherie.

Comment collaborer avec un micro-influenceur ?

La réponse est simple, de la même façon qu’avec un macro ! Ce n’est pas parce qu’il est petit qu’il ne mérite pas d’être considéré. Votre priorité en tant que marque sera d’instaurer une relation de confiance, et cela commence dès la première approche :

  • Présentez-vous !
  • Créez du lien entre votre marque et l’univers de l’influenceur
  • Suivez-le et montrez-lui que vous le connaissez
  • Cadrez votre demande (un post sur Instagram, un jeu-concours sur le blogue…), mais restez ouvert aux propositions. L’influenceur pourrait avoir d’autres envies très pertinentes.
  • Faites court et mentionnez dès le début la contrepartie qui l’attend

La contrepartie, parlons-en ! Elle peut prendre différentes formes :

  • Un montant fixe
  • Une carte-cadeau
  • Un produit/service
  • Une invitation à participer à un événement
  • Une commission en fonction des résultats obtenus

Comment mesurer l’efficacité d’un partenariat ?

Si vous faites appel à une plateforme telle que Reech, elle sera en charge de vous fournir toutes les data : portée, nombre de clics sur les liens, nombre d’engagements, etc.

Autrement, arrangez-vous pour que l’influenceur puisse vous transmettre les KPIs et ajoutez des balises UTM à vos liens afin de mesurer les retombées sur votre site internet, voire les ventes que cela peut générer.

Case study : les Editions Foucher expérimentent la micro-influence

Dernièrement, chez Komunity Web, nous avons mis en place une stratégie d’influence pour le compte des Éditions Foucher. L’objectif était de booster la notoriété des ouvrages destinés aux étudiants en IFSI.

Aux côtés de Reech, nous avons activé deux influenceuses. Le Blogue de Néroli, infirmière, a tourné une vidéo sur les stages.
En tant que professionnel, elle a donné tout un tas de conseils précieux et mis en avant les ouvrages dédiés aux stages. Lisa Kholli, actuellement étudiante, a quant à elle, partagé ses astuces pour réviser et réussir ses partiels et mis en avant les ouvrages destinés aux révisions.

Ces opérations ont permis de générer :

  • 20 961 engagements
  • 20 010 vues et d’obtenir une portée de 20 794

Pas mal non ? À vous de jouer !

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